French Energy Day 2026
Demande électrique, flexibilité et centres de données en France | Hélène Laroche Bonfils
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Bonjour à tous, aujourd'hui je vous parlais un peu de demande d 'électricité et on m'a demandé de me concentrer particulièrement sur la flexibilité et les data centers. L'idée c'est que je vous présente pas mal de sujets sur lesquels on travaille chez Octopus Energy mais n'hésitez pas à intervenir au milieu, poser vos questions. Normalement c'est prévu et ils vous passeront un micro pour vous poser vos questions. N'attendez pas la fin parce qu'on va couvrir pas mal de sujets divers et c'est bête d'attendre la fin et de rebondir dessus. Vraiment n'hésitez pas à m'interrompre, je le prendrai plus. Vous ne le fais pas personnellement et poser vos questions. Juste je voulais avant de commencer, Ruse présenter un peu Octopus Energy vraiment en 30 secondes parce qu'on nous associe vraiment souvent qu'à un fournisseur et je voulais vous rappeler qu'on fait aussi d 'autres choses et c'est pour ça que je parle aujourd'hui donc on est fournisseur avec 800 000 clients aujourd'hui. On travaille aussi beaucoup avec de la flexibilité et surtout de la flexibilité d'abord chez les particuliers mais aussi chez les gros acteurs et c'est quelque chose que je vais vous parler aujourd'hui qui est très important pour nous. On installe aussi beaucoup de panneaux solaires et de pompes à chaleur. On a répondu, on est lauréat de l'appel d'offres pompes à chaleur qui a été publié par le gouvernement hier et on est aussi développeurs et on a investi plus d'un milliard d'euros en France dans les énergies renouvelables. C'était juste pour rappeler un peu et ça vous explique pourquoi aujourd'hui on ne se présente pas comme un fournisseur classique mais parce qu'on a des actifs derrière et on a une volonté aussi de développer la flexibilité. Je reviens au sujet de la demande. Ça c'est un peu le graphique classique mais c'est toujours bien de le remontrer etc. C'est que ça fait des années qu'on attend cette augmentation de la demande d'électricité et comme on le voit pour l'instant, on a plus fait de la performance sur les dernières années globalement en France que de la vraie demande. Or, comme vous le savez tous, parce que je pense que dans la salle vous regardez plus les courbes d'énergie que presque moi tous les jours, on revit une crise énergétique. C'était pas la première. C'est pas la première sur notre carrière. Ça sera pas la dernière et moi je pense vraiment que je commence à croire au bilan RTE. C'est-à-dire qu'avant on voyait toujours cette demande qui a augmenté mais plus ça avance, plus moi je pense et je crois qu'il va vraiment falloir augmenter cette demande pour se libérer des énergies fossiles mais aussi redonner un peu de souveraineté à ce pays. Aujourd'hui, juste comme ça comme chiffre et sa marque, il y a 60 milliards par an qui sont donnés aux énergies renouvelables, aux énergies fossiles qu'on importe, donc qui sortent de France. Et donc je pense qu'aujourd'hui, et c'est le cas du gouvernement aujourd 'hui avec ce plan d'électrification, c'est pas la première crise, c'est la deuxième récente. On sait pas à quel point elle va durer, à quel point elle va faire mal sur le pouvoir d'achat des Français. Et à un moment, c'est une volonté et donc c'est un peu le moment où on se dit, ah, les scénarios de RTE, c'est peut-être le moment où ils vont monter. Et aussi, on se rend compte que ça touche toujours le pouvoir d'achat des Français et qu'en n'ayant pas cette électrification, on n'arrivera pas à avoir un pouvoir d 'achat sur le portefeuille des Français. En parlant de portefeuille des Français, nous, on s'est dit, ok, l'électrification c'est bien, mais c'est quoi les avantages, les inconvénients et comment ça peut vraiment avoir de la valeur pour le consommateur. Donc on a publié, comme on l'a dit précédemment, un livre blanc et je vous invite tous à le télécharger, le lire. Il y a une première page avec les 14 points qu'on recommande, donc si vous voulez faire ça rapidement, il y a deux pages à lire. Mais je vous ai résumé là un peu sur quoi on pousse et pourquoi on pense que l'électrification doit avoir lieu pour ce pouvoir d'achat des Français, mais aussi pour la souveraineté de la France. Et qu'est-ce qui doit être amené aussi à cette électrification ? Le premier point, c'est vraiment la production. Je ne rentrerai pas dans le débat, est-ce qu'il faut du nucléaire sur le long terme ou pas ? Quel nucléaire ? A quelle échéance ? Aujourd'hui, ce n'est pas forcément le sujet. C'est juste que, si on augmente cette demande, il va falloir mettre de la production. Il va falloir passer un jour le nucléaire, mais il va falloir aussi rajouter des énergies renouvelables. Et c'est un vrai débat aujourd'hui en France. Pourquoi ? Parce que ça permet déjà de piloter un peu plus simplement la demande. C'est-à-dire qu'au lieu de décider dans 10 ans si on mettra un EPR ou pas, on peut décider de rajouter 200 MW de renouvelables progressivement. Et ça permet sur le court terme de satisfaire une demande qui peut être grandissante et très rapidement, surtout si on pousse l'électrification dans les cinq prochaines années. En plus, on s'est rendu compte qu'on a fait une analyse assez intéressante. C'est que les ENR pendant la crise 2022, je ne sais pas si vous vous souvenez, moi je m'en souviens bien parce que j'étais acheteuse à cette époque et j'ai eu quelques sueurs froides, des grosses sueurs froides, on a refait l'analyse et on s'est rendu compte que pour le consommateur final sur la facture énergétique, le fait qu'il y avait des ENR dans le mix et qui ont permis de produire, ça a fait rapporter plus de 18 milliards d'euros sur la crise énergétique 2022. Et on voit que si on continue à développer, ça fera baisser la facture d'énergie. Pourquoi ? C'est bête, le prix spot sera moins cher dans des moments de tension et ça ramènera de la production. Deuxièmement, ce qu'on pousse vraiment aussi, c'est la flexibilité. Et je vais beaucoup vous en parler aujourd'hui parce que je vais arriver ensuite au data center, mais on pense que le data center aujourd 'hui ne rentre pas sans flexibilité et qu'il va falloir mettre de plus en plus de flexibilité. La flexibilité, chez Octopus, on l'a fait principalement sur la flexibilité résidentielle et je vous en parlais dans quelques minutes. Et on pense qu'en période de crise, ça peut aller jusqu'à 12 milliards d'euros juste en baissant la demande à la pointe, en baissant ces prix spot qu'on a vus à des milliers d'euros en une certaine époque. Mais au jour le jour, ça peut rapporter entre 1 et 3 milliards par an juste en baissant ces pointes qui sont hyper élevées ou en remontant un peu ces prix négatifs. Je vais vous en parler dans quelques minutes de ce qu'on pousse pour développer cette flexibilité résidentielle. Quand je parle de flexibilité, il y en a aussi de l'industriel, de la tertiaire et des grosses batteries comme on a parlé avant. Mais il va falloir mettre cette flexibilité. On ne peut pas augmenter de la demande sans penser flexibilité. Et le dernier sujet, c'est réseau. En fait, aujourd'hui, en France, on pense consommation et on a un problème d'électrification. Après, on se dit on va faire quelque chose pour le renouvelable ou pas, et pour le nucléaire, on en a parlé ce matin, et ensuite on pense réseau. Et le réseau arrive derrière et il dit qu'ils font leurs calculs, il faut tant d'investissement. Aujourd'hui, on se rend compte que le réseau est un problème, aussi bien pour l'augmentation de la demande que sur les data centers. Je vous ai posé un problème aujourd'hui, il y a des milliers de data centers qui attendent leur connexion au réseau. L'idée, c'est qu'on pense bête et méchamment, il y a une demande, il faut satisfaire la pointe, investissons, hop, quelques milliards et on y va. L'idée et la réflexion qu'on a eue dans ce livre blanc, c'est de se dire, si aujourd'hui, en réfléchissant différemment, on mettait la flexibilité au lieu de mettre de l'investissement, combien ça donnera ? Et on se rend compte qu'on pourrait économiser presque un milliard par an d'investissement dans les réseaux, juste en disant où est-ce qu'il y a de la demande et est-ce qu 'on peut mettre de la flexibilité au lieu de renforcer le réseau. Flexibilité, qu'est-ce que ça veut dire pour nous ? Et ça va changer vraiment de la flexibilité que vous avez vu, les grosses batteries, les data centers, les grosses batteries, etc. Nous, aujourd'hui, on pousse sur la flexibilité résidentielle. Pourquoi ? Parce qu'honnêtement, c'est le seul endroit où on arrive à aller à grande échelle et très rapidement. Je vous donne quelques exemples de choses qu'on arrive à faire. Aujourd'hui, vous êtes client chez moi ou pas, mais si vous l'étiez, prenons le conditionnel. Vous allez sur mon site internet, vous dites que vous avez un ballon d'eau chaude, vous mettez votre modèle, vous cliquez, et en cinq minutes, vous savez si je peux piloter votre ballon d'eau chaude. Pas d'installation, rien, je passe juste par le compteur Linky et j'y parle. Et en échange de ça, je vous donne entre 30 et 40 euros, en fonction de la taille de votre ballon, par an, sans rien faire. Je vous garantis qu'il y a eu des tests au début, il n'y a pas de l'eau chaude, il n'y a pas eu de douche froide. Il y en a eu un, un employé qui a eu une douche froide une fois, on a testé, mais depuis, il n'y en a pas. Ça, en fait, aujourd'hui, on a plus de 10 000 ballons qu'on arrive à piloter sans installation, et ça permet, aujourd'hui, on a 10 megs, mais on est en train de continuer à piloter. Ça, c'est de l'argent gratuit pour les Français et aussi pour le réseau, parce que c'est comme ça qu'on avancera et qu'on continuera à augmenter la flexibilité sur le réseau et qu'on arrêtera de consommer au mauvais moment. Donc, l'idée, c'est de rendre la flexibilité chez le client résidentiel transparente et sans douleur, c'est-à-dire deux clics. On a aussi quelque chose qu'on travaille aussi, c'est la flexibilité sur tous les nouveaux usages. En fait, on ne peut pas dire on va mettre des véhicules électriques, on va mettre des pompes à chaleur, et dire hop, on met tout ça et advienne que pourra. Ce qu'on se force à faire, c'est dès qu'il y a un nouvel équipement qui sort, notre pompe à chaleur ou les véhicules électriques qu'on apporte, c'est de dire, OK, comment on va la piloter ? En fait, ça ne sert à rien de rajouter de la demande si on ne la met pas au bon moment, et nous, on est très preneurs d'énergie renouvelable. En fait, il faut la mettre au moment où les énergies renouvelables produisent. C'est bien de mettre des grosses batteries, mais en fait, la demande peut servir, entre guillemets, de micro-batteries. Comme vous l'avez vu, le problème des grosses batteries, c'est leur système économique, et aujourd'hui, c'est compliqué d'avoir, on en a mis pas mal, mais le bilan économique de certaines batteries, aujourd'hui, est un vrai challenge. Nous, ce qu'on propose, c'est de dire, en fait, le client résidentiel a des petites batteries chez lui, agrégeons ça et faisons de la flexibilité avec. J'ai une question pratico-pratique. Je prends un exemple. J'ai des pompes à chaleur RR chez moi, mais elles sont en aval par rapport au Linky. Comment est-ce que toi, tu vas, sans intervention à mon domicile, être capable de piloter des pompes à chaleur ? Alors, pas sur du RR déjà installé. Ce que nous, on propose, c'est de mettre des systèmes au moment de l'installation sur les nouvelles. Et c'est pour ça que je parle de nouvelles demandes et nouvelles installations. Après, on a des partenariats avec des gens, mais aujourd'hui, sur du système installé, à part le ballon d'eau chaude, c'est hyper dur de ne pas se déplacer pour mettre des installateurs. Mais tout ce qui est nouvelles choses, c'est pour ça qu'on pousse sur nouveaux usages. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, je considère que toute personne qui met un véhicule électrique ou une nouvelle pompe à chaleur, il faut qu'il pense flexibilité. Pourquoi ? Parce que ça va réduire sa facture électricité. Et c'est pour ça qu'on essaie de s'attaquer plus aux nouveaux équipements qu'aux anciens. Et aux anciens, on a un vrai problème, et on est beaucoup en discussion avec les autres opérateurs de flexibilité. C'est comment on trouve un opérateur qui arrive à tout opérer et ne pas avoir 800 systèmes de connexion. Et on a aussi ce débat sur les véhicules électriques, où on soutient les développeurs de véhicules électriques et de bornes de recharge pour avoir des systèmes où on peut se plugger un peu partout. Flexibilité. Comment on pilote ça ? Et là, j'arrive au sujet de l'intelligence artificielle que vous attendez tous, mais que tout le monde doit. Grosso modo, on prend Claude++. Non, c'est une blague. Mais, ah, non, il y a une animation. Non, ça ne marche pas. Bon, ok. Non, c'est pas grave. Il y a une animation qui se lançait et qui montrait un peu l'optimisation. Loupé, j'ai... Le clou du spectacle a été effacé par les slides, je m'en excuse. Ce qu'on fait, c'est... Une fois qu'on a connecté tout ça, donc on a vraiment les ballons d'eau chaude, on a les nouvelles pompes à chaleur, on a tout ce qui est véhicules électriques, et on a aussi de la batterie résidentielle dans le portefeuille. Et à chaque instant, en fait, on va suivre les prix spots, et on va suivre la demande qui est prévue par le client, le consommateur final. Et en fait, on va essayer de voir à quel moment c'est plus intéressant d'optimiser sa consommation en fonction du prix spot. En prenant, bien sûr, la contrainte de... Il faut de l'eau chaude, il faut que la batterie soit chargée, et il faut qu'il y ait de l'église dans la maison. Et ce qu'on essaye de faire, et ce qui est un peu différent et sur lequel on se prend beaucoup la tête, mais c'est intéressant, c'est qu'aujourd'hui, il y a fourniture et opérateur d'effacement. Et aujourd'hui, les deux sont un peu traités séparément, et pour ceux qui gèrent des entreprises, vous le savez très bien, vous avez votre fournisseur, ils vous font le contrat de l'église, et après, il y a l'opérateur d'effacement qui arrive et qui vous propose des services. Nous, ce qu'on essaye de faire, du coup, c'est les deux en même temps, où on essaye vraiment d'optimiser et se dire est-ce que c'est plus intéressant sur le spot ou sur le contrat de fourniture ou sur la valeur qu'on va avoir sur la flex ex post ? Et du coup, on fait une double optimisation en se disant attention, si je fais ça sur le contrat d'église, certes, ça va baisser la facture, mais la valeur que je vais pouvoir aller chercher sur les marchés de flexibilité peut être moindre. Et cette double optimisation sur laquelle on essaye de travailler et qui permet, entre guillemets, de sortir du cliché de fournisseur, opérateur de flexibilité et de faire une optimisation commune des deux branches. C'est ça qu'on essaye d'innover et là-dessus, on utilise beaucoup d'intelligence artificielle et j'en arrive au sujet des data centers qui sont liés à cette intelligence artificielle. Ça, c'est la répartition. Donc, c'est des sources ailleurs. On a rendu ça rose parce qu'Octopus met beaucoup de roses, mais ce n'est pas du tout notre donnée, c'est l'AIE. Donc, l'AIE, ce qu'ils voient, c'est qu'une demande qui est multipliée presque par 4 entre 2035 et 2025 et qui arrive. Si on regarde les bilans, même RTE, en fait, on se rend compte que ça commence, ou européens, ça commence à être une des plus grosses augmentations de la demande. Si on regarde les BP d'il y a 3 ou 4 ans, on pensait que c'était l'hydrogène. Maintenant, quand on voit l'augmentation de la demande, en fait, on se dit que c'est les data centers. Donc, forte augmentation, ce qui, entre guillemets, plaît normalement aux énergéticiens. Mais en France, comme ailleurs, on a un vrai problème, c'est le réseau et le raccordement. C'est-à-dire qu'il y a plein de gens qui veulent monter des data centers et quand ils arrivent avec leur grosse puissance, parce qu'on ne parle pas de petites installations ou de petits industriels, on a les grosses puissances, eh bien, on a un projet à l'attente et aujourd'hui, en mai 2026, il y avait 18 gigawatts qui sont en attente et qui ne peuvent pas être accordés. Et donc ça, c'est un problème, c'est qu'il y a de la demande qui pourra arriver, mais ils attendent le problème au raccordement. En demande en France, aujourd'hui, jusqu'à 2035, ce n'est pas révolutionnaire, mais on a quand même 25 terawatt-heure, qui est quand même un gros bout de la consommation, qui devrait représenter ces data centers. Cela étant, il faut d'abord qu'ils soient raccordés pour aligner. Du coup, on sait qu'on a ce problème en France et on a beaucoup réfléchi à comment on pouvait faire. Parce qu'on a besoin de cette intelligence, on a besoin de cette capacité en France et du coup, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait quand on sait qu'on avait déjà 5 gigawatts-heure ? Aujourd'hui, on a 18 gigawatts-heure. Qu'est-ce qu'on va faire ? Parce qu'on est en train de monter et on crée une offre, et n'hésitez pas à venir nous en parler, mais on s'occupe beaucoup des data centers, à se dire, en fait, si le problème, c'est le raccordement, qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui pour dire, on passe à travers le raccordement ? En fait, arrêtons d'être bloqués par ces problèmes de raccordement et offrons une solution au moins court terme aux gens qui veulent installer des data centers. Donc, ce qu'on essaye de faire, c'est des solutions behind the meter, donc derrière le compteur, qui permettent d'attendre ou temporairement ne pas avoir la puissance voulue sur le réseau. C'est-à-dire, quelqu'un qui veut 10 megs, en fait, le réseau lui dit, bah, t'auras 2. Nous, on se débrouille pendant les 5 premières années en mettant de la production renouvelable, des batteries, et en jouant aussi avec les résidentiels autour, à essayer d'optimiser cette consommation pour que le data center, qui monte en compétence petit à petit, parce qu'un data center, ça n'arrive pas avec 10 mégawatts, il met des blacks, etc., puisse commencer à avoir une opération et opérer son data center progressivement en France tant que son réseau n'est pas raccordé. Donc ça, c'est quelque chose qu'on essaye de faire et qu'on est en train de monter en un premier projet pilote, afin de se dire, en fait, il y a de la demande, trouvons une solution pour que le réseau ne soit pas ça. On travaille aussi beaucoup avec l'acceptabilité et auprès des riverains en se disant, en fait, arrêtons de penser réseau de façon seule et pensons réseau collectif et se voir sur qu'est-ce qu'on pourrait faire auprès des riverains pour que, en fait, le noyau de demande qui est dans le village à côté ou sur le réseau d'à côté puisse être, lui, baissé pendant que le data center soutire. Et donc, on réfléchit beaucoup à des contrats d'électricité avec des offres plus ou moins chères ou des avantages pour que la consommation soit pilotée ou du déploiement de batteries à moindre coût dans ces villages ou ces lieux autour en se disant, en fait, pensons plus collectif et pas solo, moi, j'ai besoin de mon gros tuyau. J'attends mon gros tuyau et je voudrais, tant qu'il n'est pas là, je ne peux rien faire. Donc, c'est ce type d'offres innovantes qu'on essaie de remonter sur les data centers aujourd'hui pour satisfaire cette demande qui est grandissante et qui, vu les problématiques réseau et de flexibilité, ne va être traité comme un gros industriel aurait été traité il y a 20 ou 30 ans quand il s'est implanté dans une région en France. J'ai une question, du coup, excusez-moi, mais du coup, ce serait en moyenne quelle puissance de data center vous ciblez pour ça ? Parce que j'imagine que vous ne pouvez pas non plus subvenir aux besoins des plus gros. Non, là, on parle des premiers petits. Donc, on est sur une dizaine à trentaine de mégawatts. Ensuite, après, on voit comment on peut faire ça plus gros. Ça dépend aussi de la zone géographique et de la puissance qu'on peut faire. Et la présentation est terminée. Je n'ai pas fait de conclusion, mais du coup, posez vraiment vos questions si vous attendiez la fin. Merci, Hélène. Moi, j'ai été approché par des installateurs, des producteurs de micro data center. Et je pense que c'est un peu l'avenir plutôt que la grosse production centralisée d'un gros data center. J'accompagne aussi des gros data pour aller chercher du 100 mégawatts. Mais là, je suis en train de parler de 100 kilowatts. Ça se dépose comme un conteneur au fond du argent. C'est, on va dire, chez un super U ou un intermarché. Il y a de la place. Et je me dis que c'est peut-être ça l'avenir où on peut faire du micro data center. J'en mets 100 de 100 kilowatts plutôt que d'en mettre un de 10 mégawatts. Et en fait, et après, il faut juste que, comme on en parlait ce matin, ce n'est pas des numéros de téléphone pour dire tu t'effaces, tu démarres. C'est des algorithmes, c'est de l'IA pour aller piloter ça. Je pense que c'est là qu'il faut aller. Et pas que les super gros data centers dans les anciennes centrales à charbon de France. Je partage complètement. Le problème, ça va être le foncier. En fait, il faut accepter, il faut trouver des gens qui acceptent de mettre un conteneur. Il faut avoir du client multisite dans son portefeuille qui accepte, et pas du particulier. Il faut de l'ATPE, de l'entreprise type grande distrib, on va dire. Mais pour moi, il y a un vrai... J'ai fait simplement sur ma petite boîte puissance de soutirage et puissance souscrite. Sur le compteur LinkedIn, tu as la puissance accessible sur le réseau et la puissance souscrite réellement par le client. Et j'ai plus de 100 MW de dispo. Juste sur mon portefeuille, je fais une petite boîte. Puissance de soutirage, puissance souscrite, même pas la puissance optimisée. Et il y a vraiment de la place pour mettre des... Après, on peut mettre 500 kW, 100 kW, 1 MW. Évidemment, si on cherche du mètre gros data center de X MW, on ira les anciennes centrales charbon de DF, de Gazelle et autres. Mais du petit 100 kW, ça se diffuse facilement, sans forcément descendre de particulier à 3 kW le camp de chauffe-eau. Mais je pense que c'est des solutions comme ça qu'il va falloir mettre en place, sinon on ne les acquérira pas en France. Et il faut donc se digitaliser. On en reparlera prochainement, tous les deux. Oui, avec grand plaisir. Merci beaucoup pour la présentation. J'avais une question concernant la pilotabilité des équipements à domicile, qui est un enjeu, parce qu'on a beaucoup de consommateurs. Je comprends que piloter un chauffage, ce n'est pas si simple, dans le sens où ils ne sont pas tous faits pour être pilotables. Il y a des constructeurs qui refusent la modulation. Ce qui fait un peu pareil, je dirais, pour les véhicules électriques. Ce n'est pas si simple de piloter un véhicule électrique sans borne. Donc ma question, quand vous adressez ces marchés et que vous voulez étendre la pilotabilité, comment vous faites pour éviter dans vos offres de mettre des étoiles ? Et d'ailleurs, si vous prenez tel type de chauffage, comment vous faites pour adresser l'ensemble des domiciles et pas seulement ceux qui ont des équipements bien précis de telle marque ? En fait, on est fournisseur sur tout le monde et on rajoute un bonus à ceux qu'on arrive à piloter. Donc c'est le bonus qui est par-dessus. Si c'est compatible, bonus. Exactement. Parce que je trouve qu'il y a un enjeu derrière ça. Je ne sais pas si vous voulez la même contrainte. C'est que tout n'est pas pilotable à date. Non, on ne l'est pas. Et en fait, c'est pour ça qu'on essaie de... On pousse sur nouveaux usages. Parce que nouveaux usages, au moment de l'installation, on sait comment se connecter. Le seul truc qu'on arrive à faire partout, sans chose, c'est le ballon d'eau chaude. Le ballon d'eau chaude, on a vraiment trouvé quelque chose qui est un peu le truc historique avec le compteur et le lien sec. Mais ça, on y arrive. Mais les autres, on est sur du nouveau usage et on se concentre sur vraiment tous les nouveaux usages parce qu'on se dit que c'est le moment de l'installation. Il ne faut pas avoir un loupé et on travaille avec des installateurs pour que ce soit à ce moment-là qu'il y a quelque chose qui soit installé pour la pilotabilité. Merci. Après, c'est vrai que si on arrive à travailler le chauffage qui est vraiment un grand consommateur de manière plus générale, je pense qu'on sera tous gagnants. Mais le sujet n'est pas simple. Mais ce n'est pas simple. Après, on travaille avec des boîtes qui mettent des connecteurs. Mais toujours le problème de mettre une boîte, un connecteur, c'est qu'en fait, ça déplace quelqu'un et en fait, la valeur de la flex, c'est un sujet que j'aurais pu parler pendant des heures. Aujourd'hui, il est là sans être là, surtout sur de la flex résidentielle. Du coup, en fait, on perd vite de la valeur si une fois qu'on développe, on met une installation. Donc, nouveaux usages et on pousse pour tout. Ce qu'on fait et qui est très bien, c'est de la flex volontaire. Je n'en ai pas trop parlé là parce que c'est moins tech et IA. On fait ce qu'on appelle des éco-sessions. Donc, nos clients, on leur dit prix négatif, consommez ce que vous voulez. L'électricité est gratuite. Et en fait, on arrive à déplacer, on est à 20, entre 10 et, je regarde les équipes, 10 et 20 megs de consommation aujourd'hui et en cas de prix très élevé, on leur dit là, arrêtez, décalez tout et on donne des bonus comme ça à Canot. Et ça, on sait qu'on peut avoir des grosses forces de frappe mais pour moi, ça restera toujours secondaire parce que c'est de la flex réfléchie. C'est-à-dire que, en fait, c'est très bien, on fait les jours PP2, par exemple, ou ce genre de choses. En fait, on y arrive sur 20 jours l'hiver et les gens jouent aux jeux. En plus, on fait des petits jeux, on a une population qui est très, qu'on anime. Donc, il y a des petits jeux, si tu en fais 3 d'affilée, tu as 10 euros de plus, etc. Donc, ça marche bien. Mais, pour moi, ça, c'est grand moment, exceptionnel, marché de capacité, etc. Et après, la flexibilité au jour le jour, pour moi, ça doit être quelque chose qui est transparent pour le client et il ne le voit pas. Et on a beaucoup touché sur le gouvernement quand ils ont lancé la rappel d'offres pompes à chaleur. On leur a dit, mettez des pompes à chaleur, c'est très bien, mais il faut qu'elles soient flexibles, il faut pilotables, sinon ça sert. En fait, on va droit dans le mur, surtout vu le prix du turf pendant l'hiver. Merci. Je ne vais pas monopoliser. Mais il y a une question qui m'est arrivée quand j'ai commencé à regarder un petit peu ces micros de data center. Il y a deux choses. En fait, ils sont prêts à accepter des prix assez élevés parce qu'ils ont besoin de ce point de livraison. Donc, il y a ce message. Ils sont prêts à accepter de payer un pipier qui aurait été mal négocié pendant la crise. Voilà, ça, c'est un message. Et deuxièmement, par contre, c'est un vrai sujet. Et là, en fait, c'est plus du tout de notre domaine, ni à vous, Hélène, ni à moi. En fait, ils ont besoin de la fibre parce qu'en fait, le data center, s'il ne peut pas recevoir l'info à calculer et la renvoyer sur le réseau, c'est une société qui s'appelle peut-être Orange en France qui peut avoir des délais de 6, 8, 9 mois. Donc, tu peux trouver un super terrain pour mettre un data center aux plein de clients super intéressés, mais tu es au fin fond de la Creuse, par exemple, et tu n'as pas la fibre. En fait, ton calcul, personne ne veut mettre ton data center là. Donc, c'est aussi un autre sujet où c'est bien, mais en fait, c'est... Mais sinon, ils sont prêts à accepter de prier à prix assez significatif parce qu'ils veulent l'accès au réseau. Mon message est clair. Donc, il faut un raccordement ELEC et fibre. ELEC et fibre. Et grosse fibre. Je pense que la fibre arrive plus vite que l'ELEC, mais je ne sais pas. Je ne m'y connais pas assez. Mon expertise sur ce réseau n'est pas. Il y a encore une question. Merci pour la présentation. J'ai une question sur votre offre de raccordement pour les data centers reposant sur cette intelligence collective. Est-ce que les consommateurs sont aussi éligibles s'ils ne sont pas clients d'Octopus Energy ou c'est uniquement pour les clients d'Octopus Energy ? Alors, pour l'instant, on le fait pour les clients. Pourquoi ? Parce qu'on arrive vraiment à avoir la main plus facilement sur la facture électricité et les besoins. Après, on peut réfléchir à d'autres solutions. Aujourd'hui, on le fait aussi sur l'acceptabilité de centrales éoliennes. Quand il y a une de nos éoliennes qui est développée et qu'il y a un besoin d'accessibilité, on fait des contrats de fourniture spécifiques où quand l'éolienne tourne, en fait, ils ont 20% de réduction sur leur prix de l'électricité, ce genre de choses. C'est beaucoup plus simple pour nous de le faire aujourd'hui quand c'est nos clients parce que c'est nos systèmes SI qui facturent, etc. et c'est notre prod. Après, si à un moment, on arrive avec un projet où il ne faut pas que le client soit soit dans notre portefeuille et autre chose, on pourra réfléchir. Aujourd'hui, c'est plus simple, donc on le vise comme ça, mais c'est des choses sur lesquelles on est très ouvert à exporter et faire autrement. Par exemple, tout ce qui est flexibilité, aujourd'hui, on le lance sur nos clients, mais on est en train de lancer un projet et je n'ai peut-être pas, on va dire que j'ai le droit de le dire, où on se dit, en fait, on va faire de la flexibilité chez résidentiel qui n'est pas notre consommateur parce qu'on trouve qu'il y a une vraie valeur et en fait, pourquoi se priver juste sur notre portefeuille de clients alors qu'il y a tant de millions de maisons. Donc, c'est des choses sur lesquelles aujourd'hui on ne le fait pas, mais c'est des vrais projets sur lesquels on veut se lancer plus tard en disant, nous, notre rôle de fournisseur, il est bien, on fait beaucoup de flex et la flex a une telle valeur systémique aujourd'hui qu'on est prêt à le faire chez des gens qui ne sont pas clients Octopus aujourd'hui. Donc, ils sont clients flexibilité Octopus demain. Donc, c'est des choses sur lesquelles on travaille, on n'est pas encore mûr aujourd'hui, aujourd'hui, parfait. Vous aviez terminé la présentation ? Oui. D'accord. Parfait. Merci beaucoup. Merci. Vous n'avez pas de questions. Merci.